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06.03.2019

Un terrain de jeu basque pour les JO de Paris 2024


Pour la première fois le surf sera aux JO de Tokyo 2020. Quatre années plus tard, sa présence aux JO de Paris 2024 semble bien engagée. Ainsi plusieurs villes rêvent d’accueillir les épreuves de glisse olympiques sur leur territoire. Parmi elles, Biarritz se place dans les favoris.

On le sait depuis l’été 2016, le surf sera dans le programme des JO de Tokyo 2020. Au même titre que l’escalade, le karaté, le skateboard et le baseball, il entre dans le concert des sports adoubés par le comité au cinq anneaux

Le surf pour moderniser les JO

L’objectif n’était pas caché, il s’agit avec ces entrées de moderniser la manifestation sportive avec l’arrivée de disciplines supposées rajeunir l’audience. Le clou est enfoncé pour les JO de Paris 2024 puisque le sport de glisse a de nouveau été annoncé en tant que sport additionnel, cette fois-ci en compagnie de l’escalade, du skateboard et du plus surprenant break dance. Pour être sûr que les vagues hexagonales soient le théâtre d’épreuves olympiques en 2024, il faudra néanmoins patienter encore un peu. Si la décision finale doit être validée lors du CIO (comité international olympique) de Milan en décembre 2020, les espoirs sont grands pour les acteurs de ce sport.

Président du COJO Paris 2024 (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques), Tony Estanguet explique cette décision par la nécessité d’être en phase avec son temps. « Les Jeux doivent se connecter avec leur époque, avec des sports qui cartonnent partout dans le monde et qui sont vivants sur les réseaux sociaux » déclare le béarnais. Quelles que soient les motivations, il s’agit d’un palier supplémentaire pour un sport très ancré dans notre région. Résidant à Anglet, la championne du monde 2017 Pauline Ado se réjouit de ce « pas de plus vers le maintien du surf aux JO après Tokyo 2020 ».

Une joie partagée par l’ensemble du monde de la glisse française même si chacun commence à placer ses pions pour accueillir les épreuves sur ses plages

Biarritz candidate

Présent en France depuis plus de 60 ans, le surf est arrivé sur le vieux continent par Biarritz. C’est sur la Côte des basques que les pionniers « tontons surfeurs » ont démocratisé la pratique sous les yeux éberlués des passants en béret.

De nos jours, la pratique fait partie intégrante de l’art de vivre de la ville. Il lui semble alors naturel d’être sur les rangs pour Paris 2024. D’autant plus qu’elle a l’expérience de l’organisation des championnats du monde de surf en 2017. Mais d’autres candidates ont également manifesté leur intérêt dans la région Nouvelle-Aquitaine. Parmi elles, Lacanau souligne sa situation pratique avec la proximité de Bordeaux. Quant aux Landes, elles ont pour elles les plus belles vagues et la tenue chaque année des épreuves du circuit professionnel (Quiksilver et Roxy Pro France).

Afin de mettre tout leur poids dans la balance, les communes de Capbreton, Hossegor et Seignosse préparent un dossier commun pour l’occasion. Aux côtés de ses prétendantes au statut de favoris, figurent le petit poucet Royan (Charente-Maritime) qui entend aussi faire entendre ses arguments. À moins que le choix d’une vague artificielle déplace le surf de l’océan vers les bassins. Pour cela le site Terres d’Eaux à Sevran (Seine-Saint-Denis) devrait être opérationnel dès 2023. Sa conception a été confiée à la société basque Wavegarden.

Yannick REVEL