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11.02.2019

Phenix, la startup anti-gaspi, arrive au Pays Basque


 Née il y a 5 ans à Paris, Phenix lutte contre le gaspillage. Avec un tiers de la production alimentaire mondiale jetée à la poubelle, elle a de quoi faire. À coup d’impressionnantes levées de fonds, la start-up se développe très rapidement et compte déjà une centaine de salariés répartis sur une vingtaine d’antennes un peu partout dans l’hexagone. Depuis le mois d’avril, elle est aussi présente au Pays Basque.

Rien qu’en France le gaspillage alimentaire est estimé entre 20 et 30 kg par personne et par an. Pour lutter contre ce fléau, la société Phenix accompagne les entreprises afin de récupérer et redistribuer leurs invendus. Sa mission consiste à assurer la liaison entre les grandes surfaces et les associations (plus de 950). Ses armes ; un puissant outil technologique de mise en relation et un fort maillage territorial. Pour la région sud-ouest, elle était déjà implantée à Bordeaux et à Toulouse. Depuis le printemps dernier, Phenix possède aussi une antenne au Pays Basque. À sa tête, Thomas Savey, dont les études en école de commerce étaient déjà spécialisées dans le développement durable. Pour le compte de la jeune pousse, il oeuvre sur place afin de convaincre ses contacts à s’inscrire dans la démarche. Ses clients sont essentiellement issus du monde de la grande distribution et de l’agro-alimentaire. Mais Phenix ne veut pas se limiter à ses domaines.

Ses deux fondateurs, Baptiste Corval et Jean Moreau, estiment que les déchets constituent la mine de matière première du 21ème siècle. Ils se fixent alors l’objectif de donner une seconde vie aux produits, surplus et déchets. Ils ne sont pas les seuls à y croire. Après une première levée de fonds de 2,5 millions d’euros en 2015, ils ont renouvelé un second tour de table fin 2018, avec à la clé la somme de 15 millions d’euros. Ce montant lui permet de travailler des solutions intelligentes de valorisation des emballages ainsi que pour le développement d’une application mobile. Avec cette dernière, les internautes peuvent récupérer au supermarché des paniers de produits invendus. Également dans la ligne de mire, une expansion internationale qui a déjà débutée par l’Espagne, le Portugal, le Danemark et les États-Unis. Les prochaines étapes passeront notamment par l’Allemagne, la Suisse.

Donner plutôt que jeter, tel est le mot d’ordre que Phenix répand auprès de ses clients et prospects. Un tel acte permettant de rendre de la valeur à un produit qui n’en a plus et de s’inscrire dans la très actuelle démarche RSE, la responsabilité sociétale des entreprises.

Yannick REVEL