Journal officiellement désigné par arrêté préfectoral

Journal fondé en 1925

< Percer le mystérieux secret de Fébus
26.10.2018

eJoy : le bonheur est dans l'entreprise

Ressources humaines

Après une apparition dans la Silicon Valley, la profession de Chief Happiness Officer est arrivée sur le vieux continent. Présent dans plusieurs entreprises françaises, ce responsable du bonheur s’emploie au quotidien pour le bien-être de ses collègues. Jusqu’ici réservée aux grandes structures, cette profession est désormais accessible aux PME avec les services d’eJoy.

Un salarié heureux est un salarié plus performant. S’il se sent bien sur son lieu de travail, il n’arrive pas en retard, est moins souvent absent, tombe peu malade, et devient plus enthousiaste à l’exécution de ses tâches. C’est sur ce constat que reposent les fondements d’un métier né en Californie. Le Chief Happiness Officer est donc chargé du bien-être des salariés, tant sur le plan physique que psychologique. Désigné désormais par l’acronyme CHO, le job est l’un des plus médiatiques en France ces deux dernières années. Des centaines d’offres d’emploi ont "Loïc Jagnoux, diffuseur de bonheur en entreprise" © DR été publiées sous cet intitulé en 2016 et 2017. Mais souvent ce type de poste dédié n’est créé que dans de grosses sociétés telles que Leroy Merlin, Kiabi, Le Coq Sportif… Voilà pourquoi Loïc Jagnoux souhaite apporter les techniques du CHO au sein des PME.

Visez le bonheur, obtenez la performance

Avec sa société eJoy, le radieux jeune homme développe de nombreux outils afin que les entreprises de taille réduite aient aussi les moyens de traiter ces problématiques. Car « les PME sont soucieuses du bien-être de leurs collaborateurs » confie le néo entrepreneur. Mais elles ne savent pas comment détecter et réagir face aux malaises ressentis. C’est là que le staff de la nouvelle entité intervient. Autour de Loïc, l’ensemble du processus est bâti avec ses associées Héloïse Jagnoux (psychologue) et Agnès Rabany (consultante RH). Ensemble, ils préparent des réponses adaptées pour une cible de clients représentée par les entreprises de 8 à 250 salariés. Tout commence par un audit réalisé sur la base d’un questionnaire anonyme adressé aux collaborateurs. Les réponses sont ensuite analysées et structurées pour formuler des préconisations remises au dirigeant. Si ce dernier souhaite poursuivre, il a deux possibilités. « Soit il met lui-même les mesures en place et nous restons en support pour en analyser les effets, soit il nous confie l’exécution de ces actions » explique Loïc Jagnoux. Pour cela, il a compilé un catalogue d’activités susceptibles d’agir selon les besoins.

Travail de fond et bienveillance

Cela peut passer par le sport pour fédérer, des massages pour la prévention des maux de dos, l’organisation de rencontres pour des collègues qui ne se voient jamais… L’éventail des actions est varié mais il ne faut pas pour autant confondre l’intervention avec une opération de cohésion d’équipe comme cela existe depuis fort longtemps. « Le team building, c’est bien pour faire passer un message mais les effets sont souvent à court terme » explique Loïc Jagnoux. La démarche d’eJoy est bien différente, son travail de fond agit tout au long de l’année et inclut une notion humaine essentielle ; la bienveillance. « Par exemple, lorsque les membres d’un groupe sont liés car ils connaissent les dates d’anniversaire, l’ambiance est toujours meilleure » constate le jeune homme. Selon lui, « le Chief Happiness Officer est aussi là pour veiller à ces petites attentions ». Il en serait alors l’impulseur ainsi que le lien, afin que ces petites attentions forment la base d’une agréable et efficace prévention.

Yannick REVEL (texte)